Khorog

Tadjikistan, Khorog, rivière Gunt, Haut-Badakhshan, © L. Gigout, 2012
Ville de Khorog, capitale du Haut-Badakhshan.

Tadjikistan, Haut-Badakhshan, Khorog, © L. Gigout, 2012
Panonceau de l'époque soviétique à l'entrée de Khorog. Il arbore désormais le drapeau du Tadjikistan indépendant sur lequel figure une couronne entourée de sept étoiles. La couleur rouge représente l'unité de la nation, le blanc le coton et le vert la nature.
La ville s’étire le long du torrent aux bouillons glacés et sous un ciel limpide. Avec ses 28 000 habitants et à 2 200 m. d’altitude, la capitale de la région autonome du Gorno-Badakhchan est une enclave dans son enclave de hautes montagnes. Peu de circulation dans la rue Lénine et rares passants. Le marché où règne le troc est tranquille. Au fronton d’une usine fermée à la suite du départ des Russes, on peut encore lire un slogan où il est question de travail et de fierté. À l’entrée de l’agglomération, la statue de Lénine est toujours là pour nous souhaiter la bienvenue alors que, sur le versant de la montagne qui fait face à la ville, c’est une inscription géante peinte en blanc sur la roche qui proclame en anglais : « Welcome our Hazir iman ». Hazir imam, c’est l’Aga Khan, le chef spirituel et protecteur des Ismaéliens nizârites. Au temps de l’URSS, il était interdit de séjour. Quand il est venu à Khorog après l’Indépendance et la fin des hostilités pour y installer sa fondation, il a été accueilli comme un dieu vivant.

J’ai délaissé le peu confortable Pamir Lodge pour m’installer au Dehli Darbar, central, dans l’immeuble de la Fondation de l’Aga Khan et juste à côté du parc, un endroit idéal au bord de la rivière où prospèrent de grands peupliers. Le tour de la ville est vite fait. Rien d’exceptionnel mais je la trouve agréable. Les femmes portent la robe traditionnelle et parfois un simple fichu sur la tête. Je suis étonné d’entendre les jeunes collégiens parler un anglais très correct. Quand je les croise dans la rue, c’est souvent les filles les plus hardies. Elles me regardent et font un petit signe en souriant. Certaines n’hésitent pas à m’adresser la parole.

A quelques kilomètres de la ville se trouve le deuxième plus haut jardin botanique du monde. Une végétation décatie survit sur les 200 ha du site que personne ne vient visiter. Quand je suis arrivé en fin d’après midi, la porte était close. Quelques somonis au gardien m’ont permis d’entrer. Flore alpine et pommiers, cela sent l’automne et sa mélancolie. A l’autre bout du jardin se trouve une grande et belle propriété avec colonnes et un pavillon sur le côté. Alors que je m’approche, je suis interpellé par un gardien armé. Il s’agit de la datcha du Président qui doit venir dans quelques jours. Il me fait gentiment comprendre qu’il vaut mieux que je décampe. Je sors par une porte de service et gagne un promontoire d’où la vue sur la ville est saisissante avant de regagner la route en suivant laborieusement le cours d’un torrent infranchissable.



Tadjikistan, Haut-Badakhshan, Khorog, tapshan, tapchane, © L. Gigout, 2012
Tapchane du Pamir Lodge. Remarquez la place de l'arbre.
Tadjikistan, Haut-Badakhshan, Khorog, tapshan, tapchane, © L. Gigout, 2012
Tapchanes dans des jardins privés près du parc central de Khorog.
Tadjikistan, Haut-Badakhshan, Khorog, tapshan, tapchane, © L. Gigout, 2012
Tadjikistan, Haut-Badakhshan, Khorog, Dehli Darbar Hotel, tapshan, tapchane, © L. Gigout, 2012
Derrière le Dehli Darbar Hotel.


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